27.01.2009
Les noms des tempêtes européennes
Il n’est pas d’usage de donner un nom aux tempêtes extratropicales comme on le fait pour les cyclones tropicaux. Néanmoins, lorsqu’un phénomène violent passe sur l’Europe occidentale, on lui donne un prénom.
Mais d’où viennent ces prénoms ?
C’est une étudiante allemande de l’université de Berlin qui a eu l’idée de donner des prénoms aux dépressions et aux anticyclones pour rendre les cartes météorologiques plus lisibles. Pour les dépressions, ce prénom sera masculin les années impaires et un prénom féminin les années paires. Pour les anticyclones, on utilise la convention inverse. Et l'Institut météorologique de l'Université de Berlin a gardé cette idée. Cette tradition est restée limitée aux informations météorologiques dans les journaux, radios et télévisions de Berlin. En février 1990, deux tempêtes, Vivian et Wiebke, marquèrent les esprits et l’idée de nommer les tempêtes importantes s’est répandue en Europe. Surtout que l’année 1990 avait été marquée dans notre pays par une série impressionnante de 9 tempêtes consécutives entre le 25 janvier et le 1er mars.
À la suite de cette nouvelle tradition, les deux grandes tempêtes de 1999 sont connues sous les prénoms Lothar et Martin. Ces deux bombes (tempêtes à développement très rapide) ont été à l’origine d’une controverses à propos des conséquences du réchauffement climatique sur la fréquence et l’intensité des tempêtes futures. D’autres tempêtes ont marqué le début du 21ème siècle comme on peut le voir dans la liste ci-dessous.
La tempête, que le sud-ouest de la France vient de connaître, a reçu le nom de Klaus et devrait être classée comme catastrophe naturelle par les autorités françaises ce mardi matin.
Noms des tempêtes de vents célèbres en Europe :
1990
- Tempête Daria
- Tempête Herta
- Tempête Vivian
- Tempête Wiebke
1999
- Tempête Anatol
- Tempêtes de fin décembre 1999 en Europe
· Tempête Lothar
· Tempête Martin
2005
- Tempête Erwin
2007
- Tempête Kyrill
2008
- Tempête Emma
2009
- Tempête Klaus
11:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tempête, nom
21.07.2008
Images remarquables
Tempête de sable au-dessus de la Mer Rouge
(Soure NASA)
Nous avons déjà mentionné dans ce blog l’origine du sable que l’on observe parfois sur les véhicules après une faible averse de pluie dans notre pays. Ces tempêtes ne sont pas rares dans les déserts où les différences thermiques peuvent engendrer des tempêtes violentes.
Une tempête de sable a sévi sur la côte du Soudan et à traverser la Mer Rouge ce 4 juillet 2008. Le MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer – Le Radiospectromètre à Image à Résolution modérée) de la NASA à bord du satellite Terra a capté cette image de tempête à 7 h 55 UTC soit 10 h 55 en heure locale du Soudan). Le panache dans cette image est suffisamment épais pour cacher complètement une grande partie de la surface terrestre dans l'est du Soudan. En outre, sur la mer Rouge, l’épaisseur de l'extrémité orientale du panache est suffisante pour permettre d’apercevoir l’eau en dessous. Le panache atteint la côte de l’Arabie Saoudite et un voile très fin passe au-dessus de Jaza ir Farasan au Sud-Est
L'origine de la tempête de poussière n'est pas évidente de cette image, et le panache de poussière semble avoir pris naissance plus loin à l'intérieur des terres. Le sable associé à cette tempête pourrait provenir d’une région à cheval sur la frontière entre le Soudan et l'Égypte à près de 1000 kilomètres de la côte.
12:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tempête
03.03.2008
La tempête Emma
La nuit du 29 février au premier mars 2008, une tempête assez violente a traversé l’Europe. Si elle a fait 8, 9 ou 13 morts selon les sources, par chance, elle n’a fait aucune victime mortelle en Belgique. Les dégâts matériels sont par contre importants dans notre pays.Le 29, la dépression située au sud de l’Islande se creuse et la pression en son centre atteint 969 hPa. Elle s’est rapidement déplacée vers l’Est et la pression perdait encore 10 hPa. Le centre était alors situé au nord de l’Écosse. À minuit (TU), la partie la plus venteuse se trouvait sur la Grande-Bretagne. Le front chaud traversait notre pays alors que le front froid atteignait notre littoral. Ce front, très actif, a rapidement traversé l’Europe, provocant des dégâts matériels très importants en Grande-Bretagne, Belgique, Pays-Bas, le nord de la France, l’Allemagne, la Tchéquie, l’Autriche. En Allemagne, elle a provoqué "des dizaines de millions d'euros de dégâts", selon les autorités.
Les rafales de vent ont atteint 110 km/h en Belgique. Mais il a soufflé par bourrasques jusqu'à 220 km/h sur le mont Wendelstein, dans les Alpes bavaroises, jusqu'à 190 km/h dans les Alpes autrichiennes, et jusqu'à 140 km/h en République tchèque. Ces rafales ont été responsables de coupures de courant et des milliers de foyers ont été privés d’électricité aux Pays-Bas et en Allemagne. Il y a eu de nombreuses chutes d’arbres. Le plus spectaculaire fut l’arbre qui s’abattit sur un ICE en Allemagne.
De telles tempêtes se produisent régulièrement durant la saison hivernale. L’année passée Kyrill a fait 47 morts en Europe. Mais c’est en 1990, que le nombre de tempêtes de ce type a été particulièrement élevé.
L’image Radar de Wideumont de 4 h 05 TU (5 h 05 local) montre la position du front froid, alors que sur le sud de la Belgique, le front chaud s’apprête à quitter nos provinces.12:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tempête, Emma
11.10.2007
Tempête ? Willy Borsus veut savoir
11:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Tempête, prévisions à long terme
15.03.2007
Quand les tempêtes passent !
C'est entre octobre et mars que le risque de rencontrer des tempêtes est le plus grand. Celles qui ont sévi dans nos contrées entre le 25 janvier et le 1er mars 1990 sont encore dans la mémoire de la plupart d'entre nous. Les dégâts qui y ont été associées ont été considérables. On a déploré le décès d'une dizaine de personnes de notre pays. La forêt ardennaise a payé un lourd tribut avec un très grand nombre d'arbres abattus. Des moyens impressionnant ont du être mis en œuvre pour limiter les pertes financières du fait que les chablis risquaient de pourrir et d'être attaqués par les insectes et les champignons diminuant ainsi très fortement la qualité du bois. Pour les pays de l'Europe occidentale, on estime à 240 morts et plus de 10 milliards de dollars le coût des dégâts causés par cette série impressionnante de tempêtes.
En 1987, un ancien cyclone s'est transformé en tempête sur les côtes de France et d'Angleterre. Cette tempête a causé une polémique en Grande Bretagne du fait qu'elle n'avait pas été correctement prévue. Météo France avait prévu qu'une tempête sévirait dans le nord du pays. La surprise a été l'extrême violence des vents en Bretagne. Ils ont dépassé les 150 km/h dans cette région et avait presque atteint cette vitesse dans la région parisienne.
Bien que plus rares, les tempêtes peuvent également se produire en été. Ainsi, en 1979, la course Fasnet qui se déroulent tous les deux ans entre Cowes et Plymouth a été très fortement perturbée par une tempête de force 12 sur l'échelle de Beaufort. Des vagues de 10 à 15 m ont provoqué le naufrage de 23 voiliers participant à cette course. En juillet 1993, c'est la TransManche en double qui a été perturbées par des vents violents engendrant des creux de plus de 7 mètres.
Les vents violents causent beaucoup de dégâts. Ce sont les toitures et les arbres qui sont le plus souvent touchés. Les tuiles arrachées et les cheminées écroulées sont le lot commun des tempêtes. Les arbres déracinés sont également à l'origine de dégâts matériels mais elles sont également les causes de décès de personnes. Mais c'est en mer que l'on observe le plus grand nombre de victimes. Heureusement, l'amélioration des prévisions a très nettement diminué les risques dans ce secteur.
12:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tempête
05.03.2007
Les tempêtes dans le passé !
Dans le passé, l'Europe occidentale en général et la Belgique en particulier ont connu de grandes tempêtes. Il n'était pas possible à l'époque de relater en direct ces événements qui ont causé des ravages parfois bien plus graves qu'à notre époque. Les grands échanges internationaux et une certaine solidarité entre régions ou pays n'existaient pas encore. Si une région voyait ses récoltes détruites, c'est la famine qui régnait alors.
Dans un document du Zwin, J-D Chastelain relate qu'une tempête au Vème siècle a détruit le front de dunes entre Blankenberge et Cadzand (Pays-Bas). La mer a inondé tout l'arrière pays, épargnant une seule cité : Bruges.
Dans P. Alexandre, on retrouve également les traces de tempêtes ayant ravagé nos régions. Citons par exemple une tempête ayant sévit le 3 mai 1215 détruisant les récoltes, récit que l'on retrouve dans une source narrative de Liège. Des périodes venteuses sont également citées entre autres pour les années 1085, 1144, 1240, 1314, … pour d'autres régions de l'Europe occidentale.
Dans le document du Zwin, J-D Chastelain raconte également que le 14 décembre 1367 un "ouragan" provoqua la destruction de nombreux bâtiments et déracina beaucoup d'arbres. En novembre 1377, une nouvelle tempête, soulevant la mer, provoqua la rupture du cordon de dunes submergeant dix-sept villages.
Faut-il encore rappeler l'exemple historique de tempête? En effet dans tous les manuels d'histoire, on raconte la déroute de l'invincible Armada qui, avant d'être mise en déroute par les Anglais, a subit de lourdes pertes suite à une violente tempête.
Ces exemples du passé nous rappellent que les tempêtes, et les événements extrêmes en général, ne sont pas des événements spécifiques à notre époque. Que tous ceux qui s'étonnent de la violence de certains événements actuels se penchent sur notre passé. Et même si les archives ne sont que partielles, on retrouve suffisamment la trace de catastrophes dans le passé pour ne pas croire que ce que nous vivons à l'heure actuelle ne s'est jamais produit!
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Photo EPA
15:26 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tempête, vent, histoire
21.02.2007
La genèse des tempêtes
Nous avons vu que le vent était le déplacement de masses d'air. À nos latitudes et plus généralement entre les latitudes de 40° et 60° nord, les zones de basses pressions évoluent le plus souvent d'ouest en est. Elles se forment suite à la rencontre de masses d'air froid venant du nord et de masses d'air chaud d'origine méridionale; la surface qui sépare les deux masses d'air est appelée le front polaire. Toutes les dépressions qui déterminent si souvent notre temps ne sont pas accompagnées de vents de tempête.
Si nous comparons les zones de hautes pressions à des "collines" de masses d'air et les dépressions à des "creux", la situation voudrait que l'air s'écoule - comme de l'eau - des points les plus élevés vers les points les plus bas. Ce qui signifie que le vent devrait se diriger du centre des anticyclones vers celui des basses pressions. La réalité est différente car la Terre tourne sur elle-même en 24 heures. Lorsqu'un corps est en rotation, il apparaît une force de Coriolis (du nom de celui qui l'a mise en évidence); cette force va dévier le déplacement des masses d'air et celles-ci se déplacent presque perpendiculairement à l'axe centre de la haute pression - centre de la basse pression.
Nous avons vu que le vent était le déplacement de masses d'air. À nos latitudes et plus généralement entre les latitudes de 40° et 60° nord, les zones de basses pressions évoluent le plus souvent d'ouest en est. Elles se forment suite à la rencontre de masses d'air froid venant du nord et de masses d'air chaud d'origine méridionale; la surface qui sépare les deux masses d'air est appelée le front polaire. Toutes les dépressions qui déterminent si souvent notre temps ne sont pas accompagnées de vents de tempête.
Si nous comparons les zones de hautes pressions à des "collines" de masses d'air et les dépressions à des "creux", la situation voudrait que l'air s'écoule - comme de l'eau - des points les plus élevés vers les points les plus bas. Ce qui signifie que le vent devrait se diriger du centre des anticyclones vers celui des basses pressions. La réalité est différente car la Terre tourne sur elle-même en 24 heures. Lorsqu'un corps est en rotation, il apparaît une force de Coriolis (du nom de celui qui l'a mise en évidence); cette force va dévier le déplacement des masses d'air et celles-ci se déplacent presque perpendiculairement à l'axe centre de la haute pression - centre de la basse pression.
10:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tempête, vent
07.02.2007
D’où vient le vent
Le vent est le déplacement d’une masse d’air provoqué par des différences de températures entre différents points de la Terre. Les mouvements incessants des masses d’air se font le plus souvent sans heurt. Mais dans certaines situations, les contrastes entre les masses d’air amènent la vitesse du vent à des niveaux nettement plus élevés que de coutume.
L’air est un gaz. Ce qui signifie qu’il exerce une pression dès qu’il est en mouvement. Lorsque la main dépasse d’un véhicule en mouvement, on peut facilement s’en rendre compte. De plus, la pression augmente très vite car elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Si la vitesse est doublée, la pression est quadruplée et dès que la vitesse du vent est trop importante, des dégâts peuvent faire leur apparition.
Certaines régions sont soumises à des vents violents de façon plus régulière. En Belgique, c’est le littoral qui est la région la plus venteuse, directement suivie par les hauts plateaux où, en l’absence de bois ou forêts, les vents qui arrivent sur ces régions n’ont subi aucun freinage de la part de l’environnement. Les vallées, lorsque le vent souffle dans leur axe, peuvent aussi connaître des vents violents ; le plus connu est certes le Mistral. Dans les déserts, les importantes différences de températures qui y apparaissent, sont à l’origine de tempêtes de sable. Sur les océans, l’absence d’obstacle permet au vent d’atteindre des vitesses élevées ; les zones des westerlies (vent d’ouest) dans l’hémisphère Nord et les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants dans l’hémisphère Sud sont des régions comprises entre les latitudes 30 ° et 60 ° où les vents violents sont tant redoutés par les marins.
De nombreux phénomènes météorologiques peuvent être à l’origine de dégâts dus aux vents. En partant du plus grand spatialement, on commence par les tempêtes extratropicales. À une échelle déjà plus réduite, on a les ouragans et les tempêtes tropicales. Ensuite, on observe les orages et dans les orages on peut rencontrer les tornades. Dans nos régions, les tempêtes et les orages sont les causes majeures des sinistres attribués aux vents. Les ouragans, comme nous le verront plus tard, ne touchent jamais nos régions même si très localement on peut parfois parler de vent d’ouragan.
12:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vent, rafale, tempête, orage, ouragan
19.01.2007
Les pointes maximales du vent.
Les pointes maximales de la vitesse instantanée du vent peuvent varier aussi bien en intensité que spatialement. Ainsi ce 18 janvier, on a atteint 36 m/s (129.6 km/h) à Spa alors qu’à Buzenol la pointe maximale n’a été que de 23 m/s soit 82.8 km/h. C'est l'absence d'obstacle qui fait que l'on observe les vents les plus forts à la côte. En revanche, le relief, les environnements boisés, les versants des massifs sont des facteurs qui réduisent (en moyenne) la force du vent. Les vents très forts sont associés soit aux tempêtes soit aux orages.
La notion de tempête peut être définie de deux manières suivant que l'on est météorologue ou assureur. Les premiers se basent sur la vitesse moyenne traduite par l'échelle de Beaufort. On considère qu'il y a tempête lorsque l'on atteint 8 sur l'échelle de Beaufort ce qui correspond à une vitesse moyenne supérieure à 62 km/h. Pour les assurances, on parle de tempête lorsque le pointe maximale du vent égale ou dépasse les 100 km/h. En dehors du littoral, on a en moyenne deux ou trois jours par an où cette vitesse est atteinte ou dépassée. Le littoral voit ce nombre porté à quatre ou cinq. C'est cependant à l'intérieur du pays que l'on a enregistré la rafale la plus forte de ces cinquante dernières années. Ce record a été enregistré à Beauvechain au cours de la violente tempête du 25 janvier 1990. La vitesse instantanée du vent y a atteint 168 km/h. Les directions d'où viennent les vents forts correspondent à celles d'où le vent souffle le plus souvent.
Les orages sont la seconde cause des vents forts. Nous avons déjà eu l'occasion d'en parler lors de l'article consacré à leurs méfaits. Ajoutons qu'un phénomène associé aux orages est également générateur de vents très violents à savoir les tornades. Si ce phénomène est très fréquent aux État-Unis, des tornades génératrices de dégâts se produisent en moyenne quatre à cinq fois par an en Belgique. Ces tourbillons ont une faible extension spatiale : de quelques dizaines de mètres à quelques centaines de mètres de diamètre et leur parcours (en Belgique) ne dépasse guère quelques dizaines de kilomètres. Les vitesses du vent au sein d'une tornade ne sont pas connues ; l'extension spatiale extrêmement faible fait qu'un tel phénomène ne passe pratiquement jamais sur un anémomètre. On peut tout au plus avoir une estimation de la vitesse du vent par les dégâts qu'elles causent. Ainsi la vitesse du vent au sein de la tornade de Léglise en septembre 1983 aurait pu dépasser les 200 km/h.
09:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Vent, rafale, tempête, orage


