05.11.2009
Une année pauvre en ouragans !
Correctif
Eh oui, la nature est comme cela : quand on pense que c'est fini, il y en a encore. Un nouvel ouragan s'est dévloppé le 4 novembre.
Cette saison d’ouragans dans le bassin de l’Océan Atlantique est probablement terminée. Elle se solde par un bilan spécialement bas du nombre d’ouragans. Au total, on a dénombré 2 3 ouragans et 8 tempêtes tropicales. Ce nombre de 2 3 est le second plus bas de la série qui commence en 1931 et la première place est partagée avec 2 années : 1931 et 1982.
Le nombre d’ouragans cumulé au nombre de tempêtes est cependant normal sur cette même période : 10 11 phénomènes pour une moyenne de 11,3. 1983 est l’année où ce nombre fut le plus bas avec 4 phénomènes (une tempête et 3 ouragans). De l’autre coté des extrêmes, on trouve en tête l’année 2005 avec un total de 26 phénomènes : 14 ouragans et 12 tempêtes.
Si la série du nombre d’ouragans est stable sur la période de 1931 à nos jours, celle du cumul d’ouragans et de tempêtes a marqué une augmentation significative depuis 1994. La moyenne est passée de 9,7 entre 1931 et 1993 à 13,8 entre 1994 et 2009, ce qui est assez remarquable.
Plusieurs facteurs doivent jouer dans la variabilité du nombre d’événements tropicaux : le phénomène El Niño en est un démontré. Il s’agit d’un réchauffement plus ou moins important de la partie équatoriale du bassin oriental de l’océan Pacifique. Quand El Niño apparaît, les zones de hautes et basses pressions proches de l’équateur se décalent et dès lors la formation de dépressions qui peuvent engendrer des tempêtes ou des ouragans est atténuée par la présence plus fréquente de hautes pressions sur les Antilles.
La saison est encore active pour les bassins oriental et occidental du Pacifique. Dans les autres bassins, la saison des ouragans est terminée. Dans le Pacifique sud, on a eu 8 tempêtes tropicales et un cyclone entre janvier et avril ; dans le bassin nord de l’océan Indien, on a eu 2 tempêtes et 1 cyclone entre avril et septembre et dans le bassin sud du même océan, on a compté 9 tempêtes et 5 cyclones. Les deux zones encore actives ont dénombré respectivement 14 tempêtes et 8 cyclones pour le bassin est, et 15 tempêtes et 12 typhons pour le bassin ouest. Sauf pour le bassin nord de l’océan indien qui est particulièrement bas en nombre d’événements, les autres fréquences sont dans les normes.
08:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouragan, saison, cyclone tropicaux, tempêtes tropicales
18.08.2009
Morakot : le pendant de Mitch en Asie

Morakot est un typhon qui a sévi dans le bassin occidental du Pacifique entre le 3 et le 9 août de cette année. Ayant atteint la catégorie 2, il a abordé l’île de Taïwan alors qu’il avait déjà été rétrogradé au niveau 1. Sur l’île, il a encore perdu de la puissance et a été rétrogradé en tempête tropicale.
Les effets destructeurs d’un typhon, tout comme ceux d’un ouragan puisqu’il s’agit du même phénomène, sont multiples. Il y a bien entendu la force du vent qui la première cause de dégâts.
Dans un cyclone tropical de catégorie 1, les vents moyens varient de 118 à 153 km/h alors que dans la catégorie 5, ces vitesses sont supérieures à 250 km/h. Les impacts potentiels de telles vitesses sont évidemment très graves. Heureusement en abordant les terres, un cyclone tropical perd rapidement de sa force du fait qu’il n’est plus alimenté en énergie par l’océan.
Le cyclone tropical prend naissance sur l’océan et y développe sa puissance sur l’océan en étant est alimenté en vapeur d’eau qui est une source importante d’énergie. En outre, si l’océan au-dessus duquel il passe est très chaud, l’évaporation peut être très importante. Son contenu en eau est donc énorme. Lors du refroidissement de sa masse d’air, il va y avoir condensation de la vapeur d’eau et il en résulte des précipitations qui peuvent être très abondantes.
C’est ce qui s’est passé avec Morakot et Mitch. Mitch est un ouragan qui a sévi entre le 22 octobre et le 5 novembre 1998. Il avait atteint la catégorie 5, mais déjà avant d’aborder le Honduras, il était retourné au stade de tempête tropicale. Dès son arrivée au dessus des terres, le refroidissement important a été à l’origine de pluies très abondantes. De plus la vitesse de déplacement du phénomène s’est réduite et Mitch s’est trainé sur le Honduras et le Guatemala, provoquant des inondations et glissements de terrains catastrophiques dans cette région.
Les pluies provoquées par Morakot étaient aussi très abondantes sur Taïwan et la Chine continentale. Localement, les quantités d’eau tombées entre le 7 et le 10 août ont dépassé 2,5 m (25000 mm). En de nombreux endroits, il est tombé en 24 h ce qui tombe chez nous en un an !
08:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ouragan, typhon, pluie, inondations
26.11.2008
Saison des ouragans 2008 dans l’Atlantique Nord
n cette fin de mois de novembre, on peut faire un petit bilan de cette saison des ouragans 2008.
Une saison cyclonique se compose de tempêtes tropicales et d’ouragans. Ces derniers sont classés selon la vitesse moyenne des vents dans l’échelle Safir-Simpson. Les ouragans les moins violents font partie de la classe 1 dès que la vitesse moyenne du vent dépasse la vitesse de 117 km/h. Cela va jusqu’à la catégorie 5 lorsque les vents moyens dépassent la vitesse de 249 km/h (voir tableau). Quand les vents dans une dépression tropicale atteignent 63 km/h, la dépression devint tempête tropicale et reçoit un prénom dont la liste est établie plusieurs années à l’avance. Sur le site de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui est une agence fédérale américaine dont le but est d’étudier les conditions atmosphériques et océaniques, on peut déjà y trouver la liste des prénoms qui seront attribués aux tempêtes tropicales jusqu’en 2013.
Cette année, parmi les 16 tempêtes tropicales qui se sont développées dans l’océan Atlantique et le golfe du Mexique, la moitié a atteint le stade d’ouragan. Deux d’entre eux sont restés au stade 1, un est monté dans la catégorie 2, deux ont atteint le niveau 3, les trois derniers ont atteint le niveau 4. Aucun n’a atteint le stade le plus violent ! Cette saison a commencé le 31 mai avec la tempête tropicale Arthur. Le dernier événement fut un ouragan de force 4 baptisé Paloma qui a sévi du 5 au 10 novembre. L’ensemble des phénomènes observés cette année sont présentés dans la carte ci-dessous provenant du site http://weather.unisys.com/hurricane/atlantic/2008/index.html avec un code couleur pour les différents stades atteints par les tempêtes et les ouragans. Ce code est donné dans le tableau avec les vitesses atteintes par le vent.

Ce sont les îles des Caraïbes qui ont été le plus durement touchées par ces ouragans, mais le nombre officiel de personnes qui ont trouvé la mort n’est pas encore disponible. Les dégâts ont été très importants à Haïti, Cuba et en république Dominicaine. Un bilan provisoire, publié le 11 septembre dans la presse française, donnait au moins 326 morts dus aux 4 ouragans qui ont sévis sur Haïti. L’ouragan Gustav a fait trembler La Nouvelle-Orléans, faisant craindre la répétition du scénario de Katerina. Annoncé comme la tempête du siècle, Gustav n’a heureusement pas provoqué la catastrophe redoutée.
La courbe ci-dessous montre les nombres de tempêtes tropicales et d’ouragans observés dans le bassin Atlantique Nord depuis 1931 jusqu’à cette année. La ligne rouge donne la moyenne des ouragans entre 1931 et 1994 et la moyenne après le saut observé en 1994. On est passé d’une moyenne de 9,7 tempêtes tropicales à une moyenne de 14,3 événements où les vents ont été supérieurs à 62 km/h.
06:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouragan, saison 2008
05.08.2008
Images remarquables
L'ouragan Dolly
L'ouragan Dolly s’est intensifié pour devenir un ouragan de catégorie 2 dans le Golfe du Mexique le 23 juillet 2008, juste avant qu'il passe sur l’île South Padre au large de la côte sud du Texas. Au plus fort de la tempête, les vents ont atteint une vitesse moyenne de 160 km/h, avec des rafales atteignant des vitesses nettement plus élevées. Dolly s’est dissipé quand il a pénétré à l'intérieur des terres et il est revenu au stade de tempête tropicale le 24 juillet.
Cette image de l'ouragan Dolly (NASA) montre des observations faite à partir du satellite QuikSCAT le 22 juillet 19 h23 (heure locale - 00h23 UTC, le 23 juillet), alors que Dolly était proche de son maximum d’intensité. L'image illustre la vitesse du vent à l’aide de couleurs et la direction du vent. Les petites barbes sont une autre manière d’indiquer la force du vent. Elles sont en blanc dans les zones de forte pluie.
Les mesures de la force du vent avec QuikSCAT (voir Mesure du vent à partir de l’espace en anglais) faites pour l'ouragan Dolly et pour d'autres cyclones tropicaux peuvent être inférieures à la vitesse du vent réelle. Le diffusiomètre embarqué sur QuikSCAT envoie des impulsions sous forme de micro-ondes vers la surface des océans à travers l’atmosphère et le satellite mesure l'énergie de retour du vent de surface. L'énergie des micro-impulsions change en fonction de la vitesse du vent et la direction.
Pour relier le signal radar à la vitesse du vent réelle, les scientifiques comparent les mesures prises à partir de bouées et d'autres stations au sol aux données acquises à la même heure et au même lieu par le satellite. Parce que les hautes vitesses du vent générées par les cyclones sont rares, les scientifiques n'ont pas souvent l’occasion d’avoir des mesures correspondantes sur le terrain et il est souvent difficile de traduire les données du satellite pour des vitesses de vent supérieures à 50 nœuds (environ 93 km/h).
De même, les fortes pluies observées dans le cyclone faussent les impulsions micro-ondes dans un certain nombre de cas, rendant difficile la conversion de la vitesse du vent. En revanche, le diffusiomètre offre une belle image du rapport des vitesses de vent dans la tempête et montre l’orientation du vent en différents endroits du phénomène.
11:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouragan, dolly, satellite, QuickScat
24.07.2008
Amélioration du temps
Dans l’encadré, on peut lire une annonce faite par Eddy De Mey, ancien prévisionniste de Het Laatse Nieuws et VTM et répercutée par l’agence Belga.
| Mis à jour le 17 juillet 2008 à 21:00 Le beau temps devrait enfin arriver Bonne nouvelle: à partir du milieu de la semaine prochaine, les températures pourraient atteindre 25 degrés dans notre pays. Selon le météorologue Eddy De Mey, ce temps estival devrait se maintenir durant plusieurs jours.Jusqu'à présent, nous connaissons un mois de juillet plutôt frais et sombre. Selon plusieurs indicateurs, ce mauvais temps ne devrait pas persister. Les températures devraient atteindre jusqu'à 25 degrés et le soleil devrait être présent. "Mais il n'est pas certain que ce temps reste stable", précise Eddy De Mey. Ce changement serait à attribuer à l'ouragan "Bertha". Cette tempête tropicale est attendue la semaine prochaine en Islande et poussera de l'air chaud vers l'Europe de l'ouest, créant une zone de haute pression. Ce week-end par contre, le temps devrait rester frais et variable. Avec Belga et http://www.actu24.be/page/imagedujourdetails/www.actu24.b...
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Il attribue le changement de temps à la tempête tropicale Bertha, qui a sévi comme ouragan dans la partie tropicale de l’océan Atlantique et qui a disparu le 22 juillet avant d’atteindre l’Islande. Les Islandais n’ont rien à craindre.
En fait, la douceur que nous allons connaître entre mercredi et vendredi sera due à la présence d’une zone de haute pression située sur la mer du Nord. Elle déterminera sur notre pays des courants continentaux chauds et secs. Ce qui nous changera du temps que nous avons connu au cours des deux premières décades de juillet.
Les masses d’air qui accompagnent la dépression Bertha, se sont mélangées avec les masses d’air qui ont évolué sur l’Atlantique et ont complètement perdu leur caractère tropical ce mardi 22 juillet.
12:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prévisios, ouragan
12.09.2007
L'échelle Saffir-Simpson
| Vitesse du vent | pression | ||
| 1 | vents de 119 à 153 km/h | > 980 | |
| 2 | vents de 154 à 177 km/h | 965-980 | |
| 3 | vents de 178 à 209 km/h | 945-965 | |
| 4 | vents de 210 à 249 km/h | 920-945 | |
| 5 | vents supérieurs à 249 km | < 920 | |
| montée des eaux | |||
| 1 | 1,2 – 1,5 m | dégâts mineurs à moyens. | |
| 2 | 1,5 – 2,4 m | gros dommages en bord de mer; arbres arrachés. | |
| 3 | 2,4 – 3,7 m | graves dégâts aux petites constructions en bord de mer; toits arrachés. | |
| 4 | 3,7 – 5,5 m | graves dégâts sur la côte et à l'intérieur | |
| 5 | > 5,5 m | ||
09:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ouragan, échelle Saffir-Simpson
04.09.2007
Eh l'ouragan, comment vous appelez-vous ?
Pendant plusieurs centaines d'années, des ouragans ont été souvent baptisés du nom du saint du jour au cours duquel il s'est produit. Ainsi l’ouragan San Felipe a frappé le Porto Rico le 13 septembre 1876. Une autre tempête a pris d'assaut Porto Rico le même jour en 1928, et ce dernier a été appelé l’ouragan San Felipe le second. Plus tard, les coordonnées géographiques (latitude-longitude) ont été employées. Cependant, l'expérience a prouvé que l’emploi de noms distinctifs dans les communications est plus rapide et prête moins à confusion que les méthodes encombrantes d'identification par longitude et latitude.11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouragan, nom, appelation
21.08.2007
L'ouragan : une puissante machine thermique !
Un ouragan est une puissante machine thermique qui prend son énergie de la chaleur de l'océan.
Au départ, un ouragan est un orage ou une dépression au-dessus d'un océan dont la température est de 26°C au moins sur une importante épaisseur. Comme l'eau est chaude, il y a une importante évaporation. L'évaporation demande beaucoup d'énergie qu'elle prend à l'eau de mer. En se chargeant de vapeur d'eau la dépression fait le plein d'énergie. Quand l'air monte, il se refroidit. La vapeur d'eau se condense, forme les nuages. Mais surtout, elle libère son énergie qui se transforme en mouvement de l'air. Ce vent devient de plus en plus fort au fur et à mesure que ce cycle évaporation-condensation continue. Ce qui sous-entend que le cyclone reste au-dessus de l'océan.

Selon l'énergie emmagasinée, la valeur de la pression atteinte en son centre et les vitesses du vent, on classe le cyclone tropical dans une échelle dont les valeurs de 1 à 5 : il s'agit de l'échelle de Saffir-Simpson.
Dès qu'il passe au-dessus d'une île ou qu'il atterrit sur le continent, il perd très rapidement de sa puissance, car il est privé de son énergie. Certains ouragans ne passent pas au-dessus de terre. Dans ce cas, en remontant vers le nord, il passe sur un océan de plus en plus froid qui lui fournit de moins en moins d'énergie. Il perd de la puissance jusqu'à devenir un simple dépression
16:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ouragan, formation
07.02.2007
D’où vient le vent
Le vent est le déplacement d’une masse d’air provoqué par des différences de températures entre différents points de la Terre. Les mouvements incessants des masses d’air se font le plus souvent sans heurt. Mais dans certaines situations, les contrastes entre les masses d’air amènent la vitesse du vent à des niveaux nettement plus élevés que de coutume.
L’air est un gaz. Ce qui signifie qu’il exerce une pression dès qu’il est en mouvement. Lorsque la main dépasse d’un véhicule en mouvement, on peut facilement s’en rendre compte. De plus, la pression augmente très vite car elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Si la vitesse est doublée, la pression est quadruplée et dès que la vitesse du vent est trop importante, des dégâts peuvent faire leur apparition.
Certaines régions sont soumises à des vents violents de façon plus régulière. En Belgique, c’est le littoral qui est la région la plus venteuse, directement suivie par les hauts plateaux où, en l’absence de bois ou forêts, les vents qui arrivent sur ces régions n’ont subi aucun freinage de la part de l’environnement. Les vallées, lorsque le vent souffle dans leur axe, peuvent aussi connaître des vents violents ; le plus connu est certes le Mistral. Dans les déserts, les importantes différences de températures qui y apparaissent, sont à l’origine de tempêtes de sable. Sur les océans, l’absence d’obstacle permet au vent d’atteindre des vitesses élevées ; les zones des westerlies (vent d’ouest) dans l’hémisphère Nord et les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants dans l’hémisphère Sud sont des régions comprises entre les latitudes 30 ° et 60 ° où les vents violents sont tant redoutés par les marins.
De nombreux phénomènes météorologiques peuvent être à l’origine de dégâts dus aux vents. En partant du plus grand spatialement, on commence par les tempêtes extratropicales. À une échelle déjà plus réduite, on a les ouragans et les tempêtes tropicales. Ensuite, on observe les orages et dans les orages on peut rencontrer les tornades. Dans nos régions, les tempêtes et les orages sont les causes majeures des sinistres attribués aux vents. Les ouragans, comme nous le verront plus tard, ne touchent jamais nos régions même si très localement on peut parfois parler de vent d’ouragan.
12:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vent, rafale, tempête, orage, ouragan






